Yozilé Zaoro Haba : « Les enfants sont victimes de plusieurs abus dans nos différentes sociétés »

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Le 20 novembre de chaque année, l’humanité célèbre la journée internationale des droits de l’enfant. Une occasion pour les pays ayant ratifié les textes qui protègent l’enfant, de continuer à faire des efforts pour l’émancipation de cette couche vulnérable.

Mais en Guinée, beaucoup d’enfants peinent à jouir pleinement de leurs droits et souvent, ils sont victimes de viol, de maltraitance, d’abandon, de malnutrition et autres.

A l’occasion de la célébration de cette journée, Yozilé Zaoro Haba, directeur préfectoral par intérim de l’action sociale et des personnes vulnérables de N’Zérékoré est revenu sur la portée de cette date historique.

« Cette journée commémorative marque la ratification des conventions et l’adoption des droits de l’enfant. Depuis cette date, l’humanité c’est-à-dire les États de l’ONU ont tous œuvré dans le cadre de la protection des droits de l’enfant dont notre pays la Guinée fait partie de cette convention et elle est entrée en vigueur le 02 septembre 1990 dans notre pays. Depuis ce jour, l’État guinéen a pris les dispositions pour le respect des droits des enfants. Cela a poussé le gouvernement à prendre cette situation comme une préoccupation majeure. La protection aujourd’hui c’est une problématique à ne pas négliger. Malgré l’effort consenti par le gouvernement et ses partenaires, les enfants sont victimes de plusieurs abus dans nos différentes sociétés. On est en train de prendre les dispositions pour lutter contre cette situation qui nous inquiète de plus en plus.

Nous allons mettre en place des actions pour mettre fin à ce fléau qui prend de l’ampleur dans notre pays », a-t-il dit.

 Poursuivant, le directeur préfectoral par intérim n’a pas manqué de mentionner l’assistance apportée par le gouvernement en faveur des enfants vulnérables et ceux en milieu carcéral.

« En cette période de pandémie, le gouvernement n’a pas manqué de venir au secours des enfants vulnérables et détenus. D’ailleurs, la plupart ont été libérés et réinsérés dans les familles. Aujourd’hui, l’État collabore avec ses partenaires pour mieux faire pour ses gamins. On organise chaque année des sensibilisations porte à porte dans les ménages pour le respect des droits de ces tout petits. Je demande aux parents d’être responsables pour le suivi de leurs enfants, ils doivent jouer un rôle important pour la protection car, ce sont leur sang », a-t-il lancé.

Gilbert Yona Neyo Tinguiano