Violences électorales : Mathieu Manamou tire la sonnette d’alarme

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En cette période de campagne électorale en Guinée, des cas de violences sont enregistrés sur le terrain. Plusieurs militants des deux grandes formations politiques du pays ( RPG arc-en-ciel et UFDG) se sont déjà affrontés et le dernier en cas en date c’était à Faranah où un homme a été tué. 
Depuis le démarrage de la campagne électorale, des scènes de violence sont survenues dans plusieurs localités du pays. Une situation qui fait craindre Mathieu Manamou, président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de N’Zérékoré.
<< Nous apprenons avec regret ce qui se passe un peu partout en Guinée par rapport à la montée de la violence. C’est fortement regrettable dans la mesure où tous les Guinéens doivent aller aux urnes pour choisir le président de la République qui va conduire les destinées du pays. Donc, il est regrettable qu’on enregistre des violences ça et là.  Nous pensons que c’est condamnable et nous demandons aux  leaders politiques de donner l’éducation citoyenne, l’éducation politique à leurs militants. L’élection ça se passe partout dans le monde et ce n’est pas l’occasion de faire la guerre. Mais putôt, l’occasion de choisir l’homme le plus crédible pour conduire le pays. Ce n’est pas en ce moment là qu’il faut présenter les velléités. Nous condamnons fermement les acteurs par rapport à ça ainsi que tous ceux qui manipulent les jeunes à agir la sorte>>, a dénoncé Mathieu Manamou.
 Dans le but d’éviter un tel scénario à N’Zérékoré qui est souvent une zone conflictogène, l’activiste de la société civile interpelle les autorités et les citoyens.
<< Pour le cas de N’zerekore,  c’est une interpellation que je dois faire. Notre ville est très fragile, dès la moindre occasion, nous assistons à  la montée rapide de la violence. Donc, je demande aux leaders politiques de faire de la préservation de la paix, le message central dans les discours. Quand on doit être président de la République, on doit penser commander des humains et non des cadavres. Nous pensons que les militants doivent maintenant atteindre une certaine maturité parceque,  depuis dix ans,nous sommes dans un cycle électoral >>
Gilbert Yoma Neyo Tinguiano