Violences électorales à Kankan: Arafamoussa Koulibaly de la société civile appelle à l’apaisement

0
151

Depuis le lancement de la campagne électorale, des scènes de violences sont survenues dans plusieurs endroits du pays. C’est le cas de la commune urbaine de Kankan où des militants du parti au pouvoir et ceux de l’UFDG se sont affrontés maintes fois. Une situation qui fait craindre des acteurs de la société civile dans le Nabaya.

L’escalade de la violence à Kankan, fief du parti au pouvoir en cette période de campagne électorale suscite la crainte dans la ville.

 Arafamoussa Koulibaly, président du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan pointe du doigt les leaders politiques qui ont manqué à l’éducation de leurs militants.

  « Les partis politiques ont failli à leurs devoirs, l’éducation des militants doit être faite à la base. Pour une deuxième partie, c’est la formation des partis politiques au moment des élections », dit-il.

Ces accrochages entre militants de partis politiques engendrent souvent des conséquences fâcheuses. C’est du moins l’avis du représentant des organisations de la société civile de Kankan.

« Les conséquences sont aussi très énormes par ce que ça affecte la cohésion sociale, la stabilité et enfin la paix va être déplacée », regrette Arafamoussa Koulibaly.

Dans le but d’éviter d’éventuels cas de violences à Kankan, notre interlocuteur propose est revenu sur les mesures prises.

« Notre devoir entant que représentant de la société civile, c’est de faire une mise au point par ce qu’il y’a beaucoup de plateformes dans nos société. Nous représentons le conseil des organisations de la société civile au niveau régional, maintenant la première mesure que nous sommes en train de mettre en place c’est la sensibilisation, non seulement de l’ensemble  de nos citoyens. Les partis politiques prennent parmi nos citoyens donc ont doit les sensibiliser, leur faire comprendre que la violence ne nous mène nulle part, ça ne fait que régresser le pays. On peut passer pour sensibiliser les parents dans les cafés. On veut aussi commencer dans les médias mais aussi sur les réseaux sociaux. Nous avons crée une page Facebook pour dire aux jeunes que les élections, c’est un choix, un acte citoyen et les gens doivent aussi comprendre que les champs politiques sont devenus des champs de marché et d’intérêt».

Cet acteur de la société civile guinéenne appelle tous les militants de partis politiques à une prise de conscience pour une élection présidentielle apaisée.

Djétenin Siré Traoré