Violences à Macenta: Les chefferies traditionnelles en Guinée pointées du doigts par certains fils de la localité

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Le temps est le meilleur juge de l’homme, de ses pensées, de ses actes vis-à-vis de ses semblables, contemporains ou non. Aujourd’hui il donne raison à l’interdiction de Chefferies traditionnelles voulue par le Camarade Ahmed Sékou Touré. On pourrait bien discuter de la méthode peut-être ou encore du facteur temps, mais toujours est-il que les motivations étaient justes, du moins les craintes étaient exactes.
Sur les évènements recents de Macenta, Il ya qu’ils nous rappellent tristement les mêmes tensions ethniques sporadiques dans la grande ville de N’zérékoré depuis maintenant près de 30 ans. La dernière en date, celle de 2019 a été particulièrement une honte pour nous tous.
On comprend dès lors que ce problème est transversal, systémique et structurel. C’est dire qu’aussi longtemps que nous refuserons de nous surpasser de nos ethnies, se départir de bien trop hâtives conclusions ethniques, au profit de l’ensemble national, le problème du repli indentitaire ne sera jamais résolu en Guinée.
Ce qui se passe à Macenta ( est en réalité ) l’étincelle de ce qui guette tout le pays, [ par le danger et les bombes à retardement] que représentent les coordinations régionales que nous avons : Union Basse-Côte, Hali Pular, Union Mandingue et Union Forestière.
Ces structures sociales et ethniques n’apportent rien, ni à l’unification du Peuple, ni au développement du pays. La vision étroite, sectaire, exclusive, donc limitée est leur seul charisme. Ce qui fait de la suppression donc de ces organisations à caractère éthnique, communautariste et régionaliste, une impérative fondamentale pour le renforcement de l’unité nationale et la cohésion sociale à tous les niveaux.
En lieu et place de ces structures, on pourrait dans   une  certaine  mesure créer le Conseilnationalbdesbsages de Guinée, avec un certain nombre de critères d’appartenance et de prérogatives dévolues. Un conseil unifié qui aurait ses ramifications dans toutes les préfectures, sous-préfectures, districts et secteurs, de façon à rester fidèles à nos valeurs, (tout en restant unis).
A défaut de ce Conseil national des sages précité, il faut rigoureusement envisager la dissolution pure et dure à la fois de toutes ces coordinations, mais aussi par extension, de toutes les autres organisations à caractère ethnique et sectaire. On se le doit pour le salut de la République, pour le salut de son Peuple, de ses institutions, de toutes ses structures décentralisées et déconcentrées. [ Ces structures qui sont dailleurs plus solides, plus ouvertes et disposent du l’ordre légal de l’autorité publique  ].
Ceux qui réfutent ces valeurs nationales, ceux-là aussi qui jouent avec le feu, en maquillant leurs guerres de positionnement politique en conflits ethniques, doivent tous  être combattus jusqu’à leur reconversion aux valeurs patriotiques.
Au-delà de ces questions de paternité des villes ou des villages demeurées longtemps posées, il y’a le véritable problème du vivre ensemble et du développement.
Vivement ces idées en Projet de loi à l’Assemblée nationale !
Vivement pour la Paix !
Auteurs : Honorable Oyé BEAVOGUI, Secrétaire Général par Intérim du P.D.G – R. D. A.
Ali CAMARA , juriste, résident à New York/USA