Villa 7 : Seinkou Kourouma cité dans une troublante affaire de détournement et de licenciement arbitraire

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Seinkou Kourouma, DG ANSI

C’est une affaire rocambolesque dans laquelle est cité Seinkou Kourouma, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes de l’Information (ANSI) logée à la Villa 7 dans la commune de Kaloum.

Dès après le scrutin présidentiel du 18 octobre 2020, Seinkou Kourouma  et une bonne partie de ses travailleurs ne filent plus le même coton.

Pour cause, l’homme fort de la Villa 7 est accusé de détournement de fonds, de licenciement arbitraire, de retard dans le paiement des salaires et de manque de courtoisie à l’endroit de ses travailleurs réduits à leur plus petite expression.

L’affaire continue à grincer des dents dans les rouages du parti au pouvoir, RPG arc-en-ciel. Des communicants mécontents du sort qui leur a été réservé, ne manquent pas de mots durs pour mettre à nu la mauvaise gestion de l’actuel directeur général de l’ANSI.

Pour la petite histoire, dès après le départ de Madina Thiam, des communicants avaient signé un partenariat de trois mois avec Seinkou Kourouma mais que dalle ! De quoi irriter aujourd’hui ces jeunes prêts à tout.

Ce premier groupe de communicants a été mis à l’écart au profit d’un autre favorable à dame Fatou Camara affectueusement appelée ‘Maman Fatou’ qui est celle à tout faire de Seinkou Kourouma.

L’une des accusations portées contre le directeur général de l’ANSI, c’est le détournement d’une somme faramineuse qui aurait été débloquée par le président de la République pour récompenser les travailleurs de la Villa 7 pour leur participation à la victoire du candidat du RPG arc-en-ciel à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

« Je confirme qu’une forte somme a été débloquée par le président de la République pour nous récompenser. Mais, aucun d’entre nous n’a vu la couleur de cet argent », confirme notre informateur.

Selon notre source, leur patron qui ne serait pas en odeur de sainteté eux, se livre à des licenciements arbitraires dans le seul but de remplacer les professionnels par des jeunes  issus du mouvement Les Jaunes.

« Au moment où je vous parle, la Villa 7 est divisée en deux. Il ne fait que licencier les professionnels pour faire venir ses petits qui sont membres de son mouvement dénommé Les Jaunes.  Il y a notre groupe, le reste des travailleurs et celui des jaunes. Beaucoup de nos amis ont été licenciés sans motif.  Ensuite, il a utilisé ses travailleurs que nous sommes pour faire la communication des Jaunes en lieu et place de celle présidentielle».

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le retard du paiement des salaires et la proposition de signature d’un nouveau contrat dans lequel, la somme de 2.000.000 de francs guinéens à 2.500.000 francs guinéens sera défalquée.

« On peut faire deux mois sans être en possession de notre salaire. Je vous informe que le salaire du mois d’octobre a été payé le 19 novembre 2020. Ce qui est frustrant est que nos anciens contrats ne sont pas arrivés à terme mais il nous impose de signer de nouveaux contrats dans lesquels, 2.000.000 de francs guinéens jusqu’à 2.500.000 milles francs guinéens seront réduits. Mais pour le moment, aucun de nous n’a accepté de signer un nouveau contrat », a fait savoir notre source.

Et d’ajouter, « monsieur Seinkou Kourouma n’a aucun respect à notre égard, il nous crie dessus comme des gamins », se plaint notre informateur.

Aux dernières nouvelles, on apprend que le mis en cause lorgne le poste d’Oumar Said Koulibaly, ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique.

Des jeunes du parti au pouvoir qui lui sont favorables lancent des piques à plusieurs cadres au moment où des tractations sont en cours pour la formation d’un nouveau gouvernement. Et donc, tous les coups sont permis pour les différents protagonistes.

A en croire notre source, par l’entremise de maman Fatou, tous les coordinateurs régionaux du mouvement Les Jaunes y compris l’entourage de Seinkou Kourouma font la belle vie dans des grosses cylindrées de dernières générations pendant que les vrais bénéficiaires de cette manne financière végètent.

Dans le souci de recouper l’information, nous avons joint le mis en cause pour donner sa part de vérité dans cette affaire. Seinkou Kourouma puisqu’il s’agit de lui, a rejeté en bloc toutes les accusations qui pèsent sur lui. Il a même porté plainte contre X pour diffamation et contre toutes les personnes qui ont pu s’exprimer sur les réseaux sociaux.

« De toutes les façons, sachez que je suis serein et que je m’inscris en faux sur toute la ligne. J’ai porté plainte pour diffamation contre X et toutes les personnes qui ont pu s’exprimer sur les réseaux sociaux en mon encontre sans pour autant me connaitre et faire des affirmations. S’ils ont des preuves, qu’ils les mettent à la disposition. Il y a une direction que je gère, les preuves de budget et de mise à disposition des subventions de toutes les structures d’Etat sont vérifiables au niveau du Budget National de Développement (BND). Si elles ont été décaissées, le trésor public est là, le budget est là, le ministère des fiances est là pour voir en trois ans ce qu’ils ont eu à décaisser. Peut-être que l’occasion viendrait cette fois-ci qu’on débloque un budget pour que l’ANSI fonctionne », a-t-il dit.

Siba Engagé

Tel : 626 50 44 68