Victime d’attaque à main armée, Tafsir Diallo révèle : « il disait à son ami de tirer sur moi »

0
520

Dans la nuit d’hier mardi, 04 août 2020, Amadou Tafsir Diallo commerçant au quartier Sonfonia Manguébougni dans la commune de Ratoma, a été victime d’une attaque à main armée. Les assaillants au nombre de deux, ont agi à visage découvert en le battant à sang avant d’emporter une importe somme d’argent.

C’est dans les environs de 21 heures que les assaillants qui étaient armés d’un fusil de guerre ont fait irruption dans la boutique d’alimentation générale d’Amadou Tafsir Diallo, située au bord de l’autoroute Le Prince.

Interrogé, la victime qui a reçu plusieurs coups de croche sur la tête et deux dents arrachées, est revenu sur les faits.

« Deux jeunes se sont introduits subitement dans le magasin et nous sommes restés trois à l’intérieur. Ils ont fait sortir une arme de guerre automatique et m’ont demandé où se trouve l’argent. Directement, un d’entre eux a commencé à dire tire sur lui, il parlait en Poular. Nous avons commencé à se battre et c’est en ce moment que l’autre m’a tapé sur la tête avec le fusil et un coup au niveau de la bouche. J’ai perdu deux dents et je suis tombé. Et comme son ami disait de tirer, je n’ai pas voulu résister pour ne pas qu’on me tue. Ils ont cassé le coffre-fort en prenant l’argent qui était dedans mais aussi la vente du jour. Il y avait une moto garée au bord de la route, sur ça ils sont montés pour aller vers la T8. L’argent pris se chiffrait environ à 10 millions de francs guinéens », a relaté la victime Amadou Tafsir Diallo.

Désemparé par cette attaque, Amadou Tafsir Diallo qui voulait s’installer définitivement au pays après un long moment à l’extérieur, dit regretter son retour à cause du banditisme grandissant en Guinée.

« Je me suis promené un peu et je voulais m’installer définitivement chez moi. Mais, comme la sécurité fait défaut c’est vraiment difficile. Si les autorités pouvaient assurer la sécurité de la population, le reste là, on pouvait faire nous-mêmes. S’il n’y a pas de sécurité, on ne peut rien faire », regrette-t-il.

Ensuite, notre interlocuteur soutient que les attaques à main armée sont fréquentes dans la zone. Car dit-il « ça ne fait pas longtemps, il y a un ami à la T8 du nom d’Abdourahamane qui avait été victime d’attaque ».

Après cette attaque, les autorités du quartier et celles de la police ont été informées. Et, une plainte contre X a été déposée par la victime.

Siba Guilavogui

Tel : 620 31 39 77/ 662 73 05 31