Tribune: Réaction aux déclarations d’un certain juriste Djoume KOUROUMA se réclamant porte-parole de la communauté Manian à Conakry

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Suite aux événements malheureux survenus à Macenta au sujet de l’inauguration de la résidence du patriarche du 26 au 27 décembre 2020 ayant entrainé près d’une vingtaine de morts et de nombreux blessés, la Coopérative Paysanne pour le Développement Agricole en Guinée (COPADAG) des jeunes lomas de Macenta regrette de tels actes de barbarie. Elle adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
Peut-on imaginer qu’il existe une communauté allochtone en Guinée forestière qui revendique le statut de fondateur d’une ville où ses arrières parents ont été accueillis avec hospitalité ?  Seuls les allochtones de mauvaise foi de Macenta le font (lire le rapport final du PNUD, 2016, p45 et 71 site http://mpt.undp.org/document/download/1768).
Par méconnaissance de l’histoire générale de la Guinée qui reconnait le statut d’autochtones aux peuples de la forêt dont les Tomas ou Lomas (Macenta), les Kpèlès (N’zérékoré), les Könös (Lola), les Manons (Yomou) et les Kissis (Guéckédou et Kissidougou), ces personnes continuent de propager des contrevérités. Rappelons que les Tomas se sont installés dans la préfecture de Macenta entre 1570 et 1600. La marque de la langue toma sur les cours d’eau, les plateaux et les montagnes environnant et, même le couplage du mot toma avec la dénomination de certaines communautés allochtones que la communauté loma a accueillies à Macenta sont des preuves tangibles de la paternité du statut de fondateur de Macenta à la communauté loma.
Quand bien même qu’il y a des conflits intercommunautaires entre Loma et Manian à Macenta, nous savons que ce ne sont pas  tous les Manias qui sont impliqués dans ces événements. Ces soi-disant intellectuels sont invités à prendre connaissance des rapports et études portant sur la commune urbaine de Macenta ainsi que du contenu des documents suivants : Jacques GERMAIN, 1984, Peuples de la Forêt, Académie des sciences d’Outre- Mer, Paris, 580p ;  Domi Jean-Marie DORE, 2009, La résistance contre l’occupation coloniale en Région Forestière. Guinée 1800-1930, Paris, L’Harmattan, 318p.
Par ailleurs, en attendant la réponse de la communauté loma, nous interpelons l’Etat à poursuivre l’enquête déjà ouverte et accélérer la procédure judiciaire concernant les personnes arrêtées dans cette tragique affaire afin de libérer les innocents et d’établir la vérité historique de la fondation de Macenta.
Le Président  de la Coopérative 
Etienne Mompagui GUILAVOGUI 
Tel : +224 622 04 10 73