Tribune : en Guinée, le terrain politique est caractérisé par des acteurs visibles et invisibles, sans foi ni loi

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D’un côté, il y a des acteurs visibles, la mouvance et ou le pouvoir politique et l’opposition dans son sens plus large.
De l’autre côté, quelques simulacres de jeunes et ou vieux journalistes, religieux, acteurs de la société civile et le jeu du colonisateur ou communauté internationale.
Alors pour comprendre le jeu ou le terrain politique guinéen, il y a lieu de mettre tous ces acteurs dans le même panier. Car, vraisemblablement ils jouent tous pour un intérêt individuel. C’est pourquoi la Guinée a de l’huile sur la bouche et rien dans l’estomac.
Observons une minute de silence pour comprendre ces acteurs politiques visibles et invisibles.
 La proue (Mouvance politique), est un acteur visible qui veut toujours défendre son intérêt, en ayant dans sa sacoche, des simulacres de communicants, journalistes, religieux et activistes de la société civile en cherchant à anéantir avec toutes les armes possibles, les autres acteurs susmentionnés loin du système. C’est pourquoi elle (mouvance) les fait nourrir, rouler dans les véhicules de grosses cylindrées, etc…
Et contrairement, elle (mouvance) tue, met en prison tous ceux qui ne sont pas dans son fameux système, asphyxie leurs économies, rend la vie difficile et poussent d’autres à l’exil.
Les soudoyés (Opposition dans son sens large), ce sont des autres acteurs qui veulent eux aussi conquérir le terrain d’une manière ou d’une autre. Mais elle n’a que des attaquants qui marquent peu ou jamais. Parce qu’elle est infiltrée ou en manque de stratégie pour faire fléchir ou conduire à la déroute, la proue. Elle aussi fait chemin avec quelques acteurs invisibles: des simulacres de communicants, journalistes, religieux et acteurs de la société civile. Mais tous ceux-ci se plaignent trop des fautes et la pression de la proue sur le terrain. Cris et critiquent, dénoncent et manifestent leur rat-le-bol. Souvent l’on assiste à un théâtre de changement de lieu de pacage et ou transhumance politique. Ils finissent par attirer l’attention d’une communauté internationale qui a aussi double casquette : à la fois pour la proue et les soudoyés. Qui est têtue ? Surtout quand il s’agit d’un jeu d’intérêt !
Les pions (Journalistes), car juger, critiquer ou dénoncer, est souvent une chose difficile surtout quand on est journaliste. Les plus renommés ont chacun une vache laitière soit à la mouvance politique ou à l’opposition. C’est pourquoi l’expression ne touche pas à mon gombo ! D’où la création des organes de presse dans le seul but de brouiller la sphère médiatique et modifier à son propre profit. Des radins !
Sous l’effet de l’individualisme, les appartenances se dissolvent ou se relâchent, et la religion est vécue “à la carte” dans l’ensemble de ses dimensions (pratiques culturelles et éthiques, croyances…). C’est dans ce contexte que les politiciens se servent des religieux véreux, radins pour faire véhiculer leurs messages. D’où cette assertion : «…la plupart des religieux vont t’éloigner de Dieu», affirme le chanteur franco-congolais Youssoupha.
De même Durkheim : «Les religions doivent être l’expression de la conscience collective».
De toutes les façons, si vous ne vous battez pour la Guinée en excluant tout esprit d’intérêt individuel, le ciel vous donnera les dirigeants qui vous ressemblent ! Et après, c’est la nation qui souffre !
Mohamed Saliou Camara 
Journaliste, analyste politique