Pourquoi des agents encagoulés dans le maintien d’ordre ? Les précisions du ministre de la sécurité

0
696
Albert Damantang Camara, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile

Le Ministre de la Sécurité et ses collègues de la Justice, de la Citoyenneté et de l’Administration du Territoire ont animé une conférence de presse  hier jeudi, 19 novembre 2020. La démarche visait à apporter des éclaircissements sur les allégations portées sur la Guinée par des organisations internationales sur les violences enregistrées pendant la tenue de l’élection présidentielle.

D’entrée, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Damantang Albert Camara a déploré la façon dont certains médias internationaux traitent l’information pendant les conflits en Afrique.

« Il y a un média international qui a repris mot pour mot et pour argent comptant les déclarations d’Amnesty international sur la situation en Guinée. Je trouve que cette manière est un peu biaisée et ne contribue pas de conclure à la manifestation de la vérité et à la sérénité. On a malheureusement à faire à des gens qui de loin se permettent un jugement de valeur sans prendre en compte la réalité de ce qui se passe. On a l’impression que s’il s’agit de l’Afrique et notamment de la Guinée, tous les gentils sont du côté de l’opposition et tous les méchants sont du côté du gouvernement. Tout ce que l’opposition fait est bien et tout ce que le gouvernement fait est mauvais. Dès qu’il y a quelque chose qui se passe mal dans ce pays, c’est le gouvernement qui est responsable », regrette-t-il.

Parlant de l’intervention des hommes encagoulés, le ministre de la sécurité et de la protection civile apporte une précision tout en appelant les guinéens à faire preuve de discernement

« On nous dit pourquoi les gens interviennent encagoulés ? C’est quand-même extraordinaire. C’est vraiment un mépris notoire pour notre pays. Aujourd’hui, il y a un débat en France ou on interdit aux gens de montrer la tête des policiers. Vous avez des unités spécialisées dans tous les pays du monde qui interviennent encagoulées parce qu’elles ne doivent pas être reconnues, ce sont des unités d’élite qui parfois, font des infiltrations. Mais quand c’est en Guinée, on dit que c’est un kidnapping.

Donc, j’aimerais qu’on fasse preuve de discernement et qu’on arrête de prendre les guinéens pour des gens qui ne méritent pas d’être gouvernés par des lois et des institutions mais qui doivent être régis par des opinions et des organisations de la société civile, ou d’un certain nombre de médias partisans », a laissé entendre Damantang Albert Camara.

Mantènin Sacko