Pépé Koulémou accuse Damaro d’avoir violé l’article 51 : « Il agit comme bon lui semble… »

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Lors du passage du Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana à l’Assemblée Nationale le mercredi, 07 avril dernier pour la déclaration de la politique générale du gouvernement, certains députés n’ont pas bénéficié d’un temps de parole suffisant. C’est le cas de l’honorable Pépé Koulémou, président du parti ARN (Alliance pour le Renouveau National) qui accuse Amadou Damaro Camara d’avoir violé les dispositions de l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. 
Sans passer par le dos de la cuillère, le député Pépé Koulémou a dénoncé la violation de l’article 51 du règlement intérieur de l’AN par son président Amadou Damaro Camara qui a été élu au même titre qu’eux.
« La loi dit que chaque député a 5 minutes de parole mais les 5 minutes peuvent être ramenées à 03 minutes. Mais la possibilité pour chaque orateur de donner son temps de parole à son collègue est un droit qui nous a été conféré par les dispositions de l’article 51 de notre règlement intérieur. Cette disposition de doit pas être violée. Mais justement, le président Amadou Damaro a violé cette disposition. Il agit comme bon lui semble alors que nous ne sommes pas ses sujets. Nous sommes ses collaborateurs, nous sommes des collègues. Il a été élu député par le peuple comme nous autres. C’est nous en retour qui l’avons choisi pour coordonner les activités de l’Assemblée nationale, pour présider les débats et assurer la police de la plénière », a-t-il fait savoir.
Avec cette violation des dispositions de l’article 51, le député Pépé Koulémou soutient que le vote qu’ils ont fait pour valider la déclaration de politique générale du gouvernement est arbitraire. Car dit-il, « les députés ont voté sans que toutes les questions posées par eux ne soient répondues. Le Premier ministre qui venait faire la déclaration de la politique générale du gouvernement a fait 02 heures. Nous avions la possibilité au moins d’en débattre pour que toutes les zones soient débattues. Malheureusement, pour mon cas, l’honorable Aboubacar Soumah m’avait donné son temps de parole. Amadou Damaro Camara a dit non, ça ne se fera pas. Or, c’est la loi qui le dit. Pourquoi, il va violer la loi ?», s’interroge le député.
A en croire l’avocat, le président de l’Assemblée Nationale a agi de la sorte dans le seul but de les empêcher d’accomplir la mission de contrôle de l’action gouvernementale.
« Il (Damaro) a trouvé que les questions étaient très pertinentes. Il a compris que si j’avais la possibilité d’utiliser le temps de parole de mon collègue puisque celui-ci me l’avait passé, j’allais continuer jusqu’à toucher les questions qui intéressent la vie de la nation guinéenne. Mais, il a fait pour nous empêcher de travailler, il a fait pour bâcler le travail », fustige maitre Pépé Koulémou.
Siba Engagé