Foniké Menguè à la barre : « je suis un prisonnier politique d’Alpha Condé»

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Le procès du responsable des actions et antennes du FNDC, Oumar Sylla alias Foniké Menguè s’est ouvert ce jeudi, 06 août 2020 au tribunal de première instance de Dixinn. À la barre, le prévenu qui a passé plus de 100 jours à la maison centrale de Coronthie, a nié les faits qui lui sont reprochés.

C’est à 11 heures que ce procès tant attendu de Foniké Menguè a démarré en présence du collectif des avocats du front national pour la défense de la constitution (FNDC).

Dès l’ouverture de l’audience, le prévenu était poursuivi pour deux infractions différentes à savoir: menaces notamment de mort pour la mise à la disposition d’autrui d’information de nature à troubler la sécurité publique, de communication et divulgation de fausses informations.

Mais, le ministère public représenté par Sidy Souleymane N’Diaye qui sera aussitôt appuyé par la défense, va demander au  tribunal de faire une jonction de procédure conformément à l’article 452 du Code de Procédure Pénale. Une demande qui sera acceptée par le tribunal.

Interrogé par toutes les parties au procès, Oumar Sylla alias Foniké Menguè qui a botté en touche les charges retenues contre lui, est revenu sur les circonstances de son arrestation.

« Je ne reconnais pas les faits. Je ne suis pas en prison pour avoir commis un délit mais je suis un prisonnier politique du président Alpha Condé. C’est à cause de mon opposition au projet de troisième mandat que je suis en prison. On m’a arrêté le vendredi, 14 avril 2020 chez moi à domicile. J’ai vu plusieurs pick-up remplis de gendarmes et de policiers. Ils m’ont kidnappé en me portant cagoule pour m’envoyer à la villa 40. Dans les environs de 21 heures à 22 heures, on m’a envoyé à la DPJ en étant toujours cagoulé», a-t-il raconté.

Après plusieurs heures de débat, le pool d’avocats de la défense a formulé une demande de mise en liberté provisoire du prévenu. Mais, le ministère public n’a pas tardé à s’opposer fermement tout en demandant au tribunal de rejeter purement et simplement cette demande.

Et finalement, le juge Alphonse Charles Wright a rejeté la demande de mise en liberté provisoire et a renvoyé le procès au 13 aout 2020 pour la continuation des débats, réquisitions et plaidoiries.

Siba Guilavogui 

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31