Djénabe Dramé se défend : « Je n’ai rien à me reprocher ni à cacher »

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Épinglée par un audit financier pour avoir détourné une somme faramineuse de 200 milliards de francs guinéens, Djénabe Dramé ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi n’a pas tardé à réagir.
L’ancienne directrice des affaires financières (DAF) au ministère de la santé et de l’agriculture, crie à un règlement de compte visant à salir sa réputation.
Lisez !
Prenez mon poste, mais ne touchez pas à mon honneur !
Je ne suis pas émue, ni ébranlée par votre publication,  car autant qui est coupable doit s’expliquer , je ne vois pas de raisons pour un innocent de se justifier. En attendant que vous n’apportiez la preuve des  » faits » révélés dans votre  » enquête » auprès sans doute de sources douteuses , je vous pardonne votre outrage et votre outrance. C’est dommage pour notre pays que la presse, très souvent , soit complice de cadres et personnalités qui ont prospéré dans la délation, le mensonge, le clientélisme, et pour parvenir á leurs fins sont prêts à tout,  à abuser de tout le monde, quitte à détruire des vies et des réputations établies. Dieu aide le pays et le Président à se débarasser enfin du mal du carréirisme et des intrigues qui minent l’administration et font depuis toujours le malheur de la Guinée.
J’insiste, je n’ai rien à me reprocher ni à cacher. Le moment venu, la vérité sera connue de tous et Dieu rendra justice.
En attendant,  j’informe, – pour ceux qui s’en inquiéteraient ou en douteraient de bonne foi- , que je n’ai été,  à ce jour, mise en cause dans aucune affaire relevant de ma gestion actuelle ou antérieure : à commencer par Monsieur le Président de la République,  personne ne m’a encore incriminé ou interpellé à propos de prétendus détournements, encore moins m’intimer de rembourser quoi que ce soit. Je défie quiconque de prouver le contraire.
A la veille du remaniement ministériel qui aiguise les pires appétits et nourrit des tensions mortelles  entre d’innombrables  » ministrables »  , je sais que jusque sous mes pieds, une course est engagée pour ma succession, semble-t-il, ouverte. Je ne m’en préoccupe pas. Mais, mon honneur et ma réputation de femme, si. Au prix de ma vie, je les défendrai. Il y a le procès des hommes et le tribunal de Dieu.