Détention du journaliste Diouldé : L’INIDH demande sa mise en liberté pour qu’il soit jugé sur la loi L002

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Suite à la détention prolongée d’Amadou Diouldé Diallo à la maison centrale de Coronthie, un collectif de soutien au journaliste et historien s’est constitué. Ce, pour exiger la libération du doyen conformément à la loi L002 qui dépénalise les délits de presse en République de Guinée.
Après avoir rencontré des associations de presse, des ONG de défense des droits humains, le collectif a été reçu ce mercredi, 23 mars 2021 par les membres de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH).
Parlant de la détention du journaliste Amadou Diouldé Diallo qui est poursuivi pour offense au chef de l’Etat, Alya Diaby président de l’INIDH soutient que c’est la loi L002 qui doit être appliquée.
 » C’est en raison du principe qui dit que la loi spéciale l’emporte sur la loi générale. Quelque soit l’opinion qu’on a de la question, c’est que Amadou Diouldé Diallo est journaliste, quel que soit l’opinion qu’on a de la question, c’est qu’il s’est exprimé sur les ondes d’une radio, donc c’est par voie de presse. 
Au-delà de cela, notre opinion sur le cas d’Amadou Diouldé Diallo, c’est qu’il faut mettre l’intéressé en  liberté, avant le procès. Puisque l’infraction qu’il a commise et la peine qu’il encourt ne sont pas des peines privatives de liberté. Même on le condamnait, ça ne serait pas à une peine privative de liberté. 
Pour être juste dans le cas d’Amadou Diouldé Diallo, il faut le juger sur la base de la loi sur la liberté de la presse et le libérer en attendant tout procès. 
A partir du moment où quelqu’un est arrêté, un juge d’instruction a été saisi, il a été placé sous mandat de dépôt, la justice est saisie de la question. Et la loi ne permet pas à l’institution nationale indépendante des droits humains de se saisir d’une question qui est pendante devant les juridictions. Ce que nous demandons, c’est la mise en liberté de l’intéressé et l’organisation d’un procès équitable dans les meilleurs délais« , a lancé Alya Diaby.
Au nom de ses confrères qui mènent la lutte pour libérer le doyen Diouldé, Sayon Camara coordinateur du collectif de soutien a salué l’implication de l’INIDH qui à ses yeux, est une institution crédible en matière des droits de l’homme. Il s’est également réjoui du soutien exprimé par cette équipe institution républicaine qui demande la mise en liberté de notre confrère pour qu’il soit jugé sur la base de loi sur la liberté de la presse en Guinée.
Siba Engagé