Comment mettre fin à la pénurie de poisson ? Dr Gbégbé Guilavogui, propose la rizipisciculture

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Dr Gbégbé Guilavogui, directeur régional de la pêche de N'Zérékoré

Chaque année, le gouvernement guinéen à travers le ministère de la pêche procède au repos biologique qui dure un mois. Souvent, cette période est marquée par la rareté et la cherté des produits halieutiques sur le marché.

Pour contribuer à l’approvisionnement régulier du marché local, Dr Gbégbé Guilavogui, directeur régional de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime propose la rizipisciculture.

Malgré les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, la pénurie de poissons se fait ressentir sur le panier de la ménagère.

Pour faire face à cette pénurie, Dr Gbégbé Guilavogui, directeur régional de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime demande à la population de s’intéresser à la rizipisciculture.

 « La rizipisciculture, c’est l’association du riz au poisson dans un même étang. Depuis 2010 c’est la pisciculture qui se pratiquait donc, en 2012, l’initiative est venue d’associer du riz au poisson. Cela, pour préserver l’environnement. Les cultures sur brûlis détruisent l’environnement. Mais, quand on s’intéresse à la rizipisciculture, on pourra faire la préservation de la nature et elle peut aider le retour de certains animaux qui ont déjà quitté », a-t-il dit.

Poursuivant, le directeur régional de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime est revenu sur les avantages liés à la pratique de la rizipisciculture pour le monde paysan.

« A travers des chaumes de riz, on peut avoir la matière organique dans l’eau d’étang. Cela donne le développement des poissons, même les déchets de ces poissons en retour contribuent au développement du riz trouvant dans l’étang. Elles préservent  les terres cultivables, le poisson de la pisciculture lutte contre les maladies cardiovasculaires et c’est une protéine de proximité », a fait savoir Dr Gbégbé Guilavogui.

A la question de savoir si la rizipisciculture couvre aujourd’hui toute la région forestière, la réponse de notre interlocuteur est sans équivoque.

« Toute les six préfectures sont en train de pratique cette culture. Les paysans ainsi que les fonctionnaires et même les retraités sont dans le domaine. Cela nous permettra de renforcer la sécurité alimentaire dans le pays. En plus, elle va contribuer à la réduction de la pauvreté de la population et elle peut aussi nous aider à la création d’emplois.

Aujourd’hui, plusieurs qualités de poissons sont sur le marché de N’Zérékoré qui sont venus par nos femmes ».

D’ici quelques années, Dr Gbégbé Guilavogui rassure que la pénurie de poisson pendra fin dans le pays et surtout dans la région forestière.

C’est pourquoi, il a invité la population, le gouvernement et ses partenaires à s’investir davantage à la rizipisciculture.

Gilbert Yoma Neyo Tinguiano